Ce que le vent murmure

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Entries pour Mot-clé "tendresse"

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Un avant goût de printemps

lundi 20 février 2017, par Maï Phan-van

Violettes, pâquerettes, oiseaux chantants.... un parfum de printemps chatouille les sens dans l'air adouci de soleil.
Dans mon village les jardiniers se réveillent, ça s'agitte dans les jardins.
On taille les branches mortes, on prépare la terre, on désherbe, on bine, on bêche...
Avec amour.
On entourre de tendresse narcisses et jonquilles, on couve d'un regard ému les bourgeons sur le point d'éclore.
Et la brise délicate m'apporte comme une graine portée par le vent cette pensée d'Henri Gougaud:
" Vois les gens comme des jardins, n'y sème pas des grains de mort. "

Alors dans les rayons de ce tendre soleil printanier , les pépiements d'oiseaux , les premiers papillons, les abeilles à nouveau à leur tâche, viennent à moi quelques pensées que j'ai envie de partager comme quelques graines de vie à semer dans les jardins intérieurs que sont nos coeurs:
" Le souffle de vie au plus profond du cœur est « plus petit qu'un grain de riz, qu'un grain d'orge, qu'un grain de moutarde, qu'un grain de mil, plus petit même que le noyau d'un grain de mil, et pourtant plus grand que la terre, que l'espace entre ciel et terre, plus grand que le ciel, plus grand que tous les mondes ». (les Upanishad)
" Ce qui rend effrayants les masques du pouvoir est l'irrémédiable absence d'amour. "
(Henri Gougaud, L'inquisiteur)
"Les poètes déclarent que par le règne de la puissance actuelle, sous le fer de cette gloire, ont surgi les défis qui menacent notre existence sur cette planète ; que, dès lors, tout ce qui existe de sensible de vivant ou d'humain en dessous de notre ciel a le droit, le devoir, de s'en écarter et de concourir d'une manière très humaine, ou d'une autre encore bien plus humaine, à sa disparition." Patrick Chamoiseau (Frères migrants, Déclaration des poètes)

Mystère de la vie, pour germer, toute graine doit mourir en terre afin de révéler ce qu'elle a de plus puissant en elle que l'on ne pouvait soupçonner de l'extérieur. C'est en acceptant de mourir à nous-même que nous pouvons devenir réellement féconds
Être vivant c'est perdre sans cesse, mourir sans cesse, se transformer tout le temps, Grandir en permanence, c'est aussi vieillir, se rider, voir son corps et ses fonctions nous lâcher, comme le signe que nous sommes plus que cela, appelés à autre chose.

Et recevoir avec grâce ce qui advient de nouveau.


chanter la vie
Chanter la vie. Mai Phan Van. Acrylique sur toile 80x90.

Pensée du jour,

dimanche 13 juillet 2014, par Maï Phan-van

pensee_Werber.png
Pensée voyageuse via les réseaux sociaux.
Pensée qui vient s'afficher sur mon "mur"
Je lis les commentaires.
Et me vient la mienne de pensée....et si on cessait de se regarder le nombril. Et si on cessait de se voir toujours en victime des autres. Si on entendait dans l'aphorisme une prise de conscience d'expériences à comprendre comme une leçon de vie sur notre chemin.
Ce monde que nous souhaitons, au lieu de l'attendre indéfiniment des autres, si nous nous décidions à l'incarner, là, maintenant, tout de suite...
"Soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde" enseignait Gandhi. Si simple, si éfficace, si radical...si peu satisfaisant pour nos égos gonflés d'orgueil.

Les penseurs philosophes et la responsabilité des mots qu'ils choisissent.... Le poids des mots et ce qu'ils induisent....

Les humains sont comme des livres
Comme beaucoup de gens, nous n'en voyons que la couverture
Au mieux nous lisons le résumé
Souvent nous nous contentons des critiques que les autres en ont fait
Mais ce qui est certain c'est que très peu souvent nous connaissons véritablement l'histoire de l'autre.
Et aussi peu souvent nous cherchons à la connaître. Non par curiosité mais pour mieux rencontrer l'autre tel qu'il est.

Voilà ça me convient mieux formulé ainsi.
Peut- être mon désir de comprendre l'autre, de ne pas le juger, de chercher à le rencontrer vraiment, trouve -t-il, dans l'image, nourriture, encouragement, et soutien.
Peut-être le lecteur y trouvera-t-i l'occasion de s'interroger sur lui-même, sur ses comportements et ses automatismes.
Ce qui est certain c'est que la victimisation si courante n'y sera pas alimentée, ni relayée.

Cherchons nous à connaître vraiment chaque personne que nous rencontrons, pensons nous à chaque rencontre que nous ne savons pas grand chose de l'autre et que si nous le jugeons c'est notre propre reflet en lui que nous jugeons . N'oublions jamais que nous attirons à nous le reflet exact de qui nous choisissons d'être, amour, tolérance, tendresse et compassion, critique, jugement, rejet......... c'est mécanique. Nous avons toujours le choix. Et me revient à nouveau comme un refrain le court adage : " ce que tu donnes est à toi pour toujours, ce que tu refuses est perdu à jamais."