Ce que le vent murmure

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Entries pour Mot-clé "peur"

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Peurs monstres et dragons...

lundi 16 septembre 2013, par Maï Phan-van

"Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux. Toutes les choses terrifiantes ne sont peut-être que des choses sans secours qui attendent que nous les secourions"

Rainer Maria Rilke dans "Lettres à un jeune poète" lettre VIII

Ah, les mots du poète.
les images et les contes

Ils diront toujours mieux qu'aucun de nos discours échevelés ne le fera jamais, la vérité des choses....

Avec la peur pour compagne

vendredi 13 septembre 2013, par Maï Phan-van

Il était, il y a trois jours chez mes amis, question de la peur, "Grand mal du siècle à combattre".
Il y avait les combatifs, partisans de la guerre ouverte et des combats vigoureux, il y avait les pessimistes rendant les armes avant d'y avoir touché, les désolés priant le ciel, puis plus rares, les vieux roublards, les renards de la vie. Ceux là prônaient la négociation, ou la feinte, nommer, mettre un visage et ruser.
Et il avait moi, ardente apôtre du sens, avocate inlassable de la compréhension de la vie dans tous ses mécanismes les plus fins.

Rien n'y pousse sans raison.
Rien n'y demeure sans but.

Alors pourquoi la peur?
Se pourrait-il qu'elle soit là pour nous plutôt que contre nous?
Pouvons nous accepter cette idée là. Et à partir de là considérer que ce n'est plus la peur qui nous possède mais bien nous qui la possédons, précieux mécanisme à notre service.

Bénies soient nos peurs, car derrière chacune d'elles il y a un désir non reconnu qui réclame un peu d'attention. La peur c'est le doigt qui pointe un désir.

Malheureux est-il l'imbécile qui fixe le doigt pointé et le prend pour une menace, que ne regarde-t-il vers où pointe le doigt généreux, il y verrait une part de lui même en germe, une graine délaissée ou ignorée qui souffre en silence et se meurt d'inattention.
"Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt" Confucius fr.wikipedia.org/wiki/Confucius‎

La maladie des hommes c'est cette sottise, cet arrêt sur image. Car alors, avec la peur pour compagne, on se rigidifie, on se rétrécie, on se recroqueville.

Vaincre la peur? Partir en guerre contre nous même? Quel dommage.
Mieux vaut plutôt que d'en faire un monstre terrifiant, regarder dans la même direction qu'elle, porter notre attention à la graine de désir qui attend, s'en occuper avec soin, la faire grandir...nous découvrirons alors que ce que nous avions appelé peur n'était que les appels et les larmes d'une part de nous qui désirait notre accord et notre participation pour croître.
Alors avec la peur comme guide on visite toutes les contrées secrètes, on dépasse toutes les limites, on s'élargit sans fin.

Je vous souhaite de vous amuser joyeusement au jeu de la découverte de soi, quelles facettes ignorées ou délaissées de vous gémissent derrière chacune de vos peurs habituelles?
Prenez en soin et remerciez vos peurs. Grâce à elles vous aurez découvert la personne passionnante que vous êtes.

Remerciez vos peurs, offrez leur votre gratitude, grâce à elles vous allez grandir et vous défaire de beaucoup de carcans.

Craignez de ne plus avoir peur de rien car biens pauvres seront devenus vos désirs...et bien racorni serez vous... Belles et bonnes peurs à vous tous
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