Ce que le vent murmure

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Entries pour Mot-clé "ombellifères"

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Neuf mois

mercredi 27 avril 2016, par Maï Phan-van

Neuf mois...le temps de me refaire à neuf... Neuf mois de repli dans un petit village d'auvergne pour me retrouver ma source vive... Neuf mois...de silence, et me voici de retour avec le printemps.

Quercy. Le printemps frais n'empêche pas les ombelles d'envahir les talus. J'ai ressorti les pastels.

Ombelles souvenirs et inspiration...

jeudi 4 septembre 2014, par Maï Phan-van



ombelles carottes sauvages

ombelles carottes sauvages 2

(…) Je me suis plus tard persuadé que les ombellifères figuraient des sortes de sirènes devenues ligneuses, enracinées par un sortilège puissant dans la terre qu’elles chevèlent. Je les ai ensuite souvent retrouvées, au hasard des promenades ou bien au gré de pages lues, de conversations, de poèmes, de peintures, dans la contemplation des verreries de Gallé, de Grüber et de Daum, vases ou vitraux dans l’épaisseur desquels, prisonnières d’une pâte translucide, les couronnes des fleurs paraissent attendre leurs princesses. Et à chacune de ces rencontres, me revenaient le souvenir de cette fugue vespérale lors de ma jeune enfance, de mon soudain arrêt, des fleurs m’entourant comme une délicate garde prétorienne et le sentiment de suspension et de plénitude, de charme et de naturel, de temps exempt de crainte et de douleur qu’avaient suffi à faire éclore les grandes tiges et leurs faîtes, de la fessée aussi, violente, imprévue, qui vint interrompre ma rêverie et des mots qui l’accompagnèrent : « Ça t’apprendra à te cacher dans les ombellifères ! »

Mon petit cul me cuisait, mais j’étais heureux sous les pleurs : ma mère venait de me donner, sans le savoir, le nom de mes merveilles. Depuis, il m’arrive souvent, même dans des situations incongrues, de le dire pour moi seul, ce nom, à voix très basse. Tout me revient alors, l’univers de mes cinq ans et de mes songes, les visages qui en étaient les phares et les voix à peine assourdies par le temps. (…) (Philippe Claudel – Ombellifères – circa 1924 éditeur)

DES TALUS A l'ATELIER

Aériennes ombelles, douces et savantes broderies.

Elles se balancent au vent et au soleil. Leurs longues tiges souples les tiennent sans raideur bien accrochées à leur talus.

Elles n'ont pas les couleurs flamboyantes des rouges coquelicots ni l'or insolent des tournesols, elles ont la subtilité des nuances délicates, elles les portent, leurs fines couleurs, avec grâce et aussi haut que possible, offrant comme des coupes ciselées leurs corymbes de dentelle au ciel qui les regarde.
Ombelles, ombellules, douces fleurs des champs et des talus, libres et sauvages, fidèles sentinelles elles veilleront encore aux premières gelées.



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ombelle aout 2