Ce que le vent murmure

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Entries pour Mot-clé "nuages vent chant ciel joie"

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Histoires de portes ...L'infini

mardi 9 septembre 2014, par Maï Phan-van

Le ciel et les nuages voyageurs...
Les carrés potagers, alourdis des aromatiques foisonnants,
coriandre, cerfeuil, hysope, céleri et oseille vivace, aneth,
et le fenouil...
Des brassées odorantes d'anis et de curry, de miel et d'orrigan,
des enlacements de tiges exubérantes,
des entrecroisements d'ombelles de fleurs et de graines.
Et les étoiles bleues de la bourrache, les pétales orangés des soucis, des capucines aussi
Une nuée d'insectes butinants...
l'infini, là, comme une offrande...

Alors me reviennent en mémoire les vers de William Blake :

Si les portes de la perception étaient purifiées,
Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.
Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes choses
Au travers des étroites fentes de sa caverne.
.....

Voir un monde dans un grain de sable
Et un ciel dans une fleur,
Tenir l'infini dans le creux de la main
Et l'éternité dans une heure.
fenouil dans le vent
"Plus vous pensez, moins vous ressentez, plus vous ressentez moins vous pensez." enseignait Arnaud Desjardin.
Et plus on ressent, plus s'offre à nous la vie dans son infinie diversité, plus elle nous emporte sous son aile vers tous les possibles.

Et le vent dans le ciel

samedi 11 mai 2013, par Maï Phan-van

Et le vent dans le ciel charriait des nuages gris et des noirs, lourds comme d'immenses cargos. Et l'eau dans ces bateaux énormes voyageait, sans escale, direction nord est.

Il arrivait qu'un nuage trop chargé soudain crève et s'écrase. Déraisonnable averse,grêle, pluie, désespérant déluge... Et continue sa route effiloché de brume et de flots lunatiques.

On les voyait passer, pressés, fiévreux et irritables, si nombreux si tassés si denses, que l'infini s'était enfui emportant le soleil loin de cet affairisme d'usine crachant ses fumées d'encre.

Alors l'oiseau chanta, du bout du bec d'abord, petitement puis de son corps menu allègrement et de toutes ses plumes à gosier déployé joyeusement.

Et son chant dans chaque goutte d'eau a glissé sa note claire, pépite de joie

Chante l'oiseau, pour le plaisir de chanter, chante pour l'herbe mouillée qui s'ébroue, pour les ruisseaux qui coulent dans les champs et les rues, chante pour le ciel qui se voit sur la terre

Au rendez-vous des nuages, à l'est de l'est résonne le chant du moineau. Dans les bras de l'infini, le soleil sourit.