Ce que le vent murmure

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Entries pour Mot-clé "compassion"

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Pensée du jour,

dimanche 13 juillet 2014, par Maï Phan-van

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Pensée voyageuse via les réseaux sociaux.
Pensée qui vient s'afficher sur mon "mur"
Je lis les commentaires.
Et me vient la mienne de pensée....et si on cessait de se regarder le nombril. Et si on cessait de se voir toujours en victime des autres. Si on entendait dans l'aphorisme une prise de conscience d'expériences à comprendre comme une leçon de vie sur notre chemin.
Ce monde que nous souhaitons, au lieu de l'attendre indéfiniment des autres, si nous nous décidions à l'incarner, là, maintenant, tout de suite...
"Soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde" enseignait Gandhi. Si simple, si éfficace, si radical...si peu satisfaisant pour nos égos gonflés d'orgueil.

Les penseurs philosophes et la responsabilité des mots qu'ils choisissent.... Le poids des mots et ce qu'ils induisent....

Les humains sont comme des livres
Comme beaucoup de gens, nous n'en voyons que la couverture
Au mieux nous lisons le résumé
Souvent nous nous contentons des critiques que les autres en ont fait
Mais ce qui est certain c'est que très peu souvent nous connaissons véritablement l'histoire de l'autre.
Et aussi peu souvent nous cherchons à la connaître. Non par curiosité mais pour mieux rencontrer l'autre tel qu'il est.

Voilà ça me convient mieux formulé ainsi.
Peut- être mon désir de comprendre l'autre, de ne pas le juger, de chercher à le rencontrer vraiment, trouve -t-il, dans l'image, nourriture, encouragement, et soutien.
Peut-être le lecteur y trouvera-t-i l'occasion de s'interroger sur lui-même, sur ses comportements et ses automatismes.
Ce qui est certain c'est que la victimisation si courante n'y sera pas alimentée, ni relayée.

Cherchons nous à connaître vraiment chaque personne que nous rencontrons, pensons nous à chaque rencontre que nous ne savons pas grand chose de l'autre et que si nous le jugeons c'est notre propre reflet en lui que nous jugeons . N'oublions jamais que nous attirons à nous le reflet exact de qui nous choisissons d'être, amour, tolérance, tendresse et compassion, critique, jugement, rejet......... c'est mécanique. Nous avons toujours le choix. Et me revient à nouveau comme un refrain le court adage : " ce que tu donnes est à toi pour toujours, ce que tu refuses est perdu à jamais."

du chagrin et de la pitié

mardi 19 novembre 2013, par Maï Phan-van

« Il est des prophètes du néant hasardeux qui se plantent devant nos passions et nos espérances, et se pourlèchent de nous disséquer le coeur, de nous trancher les ailes avec leurs ricanements superbes et leurs phrases tranchantes comme des bistouris. (…) Et l’on nous insinue l’orgueilleuse désespérance à la mode, le mépris hautain de toute naïveté, de toute ingénuité, vrais péchés capitaux. Manque l’amour, nom de dieu, sans lequel rien ne vaut ! »

(Henri Gougaud, chronique TV 1980)

Prophètes du néant hargneux, des aigreurs médiocres, artisans des petites haines ordinaires. Sous les sourires mièvres et convenus des politesses bourgeoises, sous le polissage d'un éducation prétendue bonne, il est des artisans de la discorde, des conflits, des ruptures, de la colère, de la frustration. Travailleurs de l'ombre, oscillant entre séduction et rejet, manipulateurs usant de médisance, de manigances et de fausse sollicitude, on les démasque à ce qu'ils sèment sur leur passage la peur, la tristesse, la rancune, le dégoût, le chagrin, l'agressivité et la violence.
Léon et Denise, hélas sont de cette confrérie là, des semeurs de zizanie, rendus habiles de remettre sans cesse la main sur leur ouvrage. L'expérience à la longue se mue en habitude.
Nul n'est à l'abri du risque de leur vindicte. Rien n'est plus instable que la séduction. Denise use d'appats souvent grossiers pour acheter parfois cher son pouvoir, mais ses cadeaux laissent au coeur une poisse qui ne s'efface pas. Et lorsque le vent tourne, il vous emporte alors à sa suite. On est toujours fragile de s'être laissé acheter. On n'en ressort jamais indemne. Quelque chose de notre intégrité profonde en gardera toujours mémoire.

Il est des artisans de paix qui faisant fi des ricanements hautains, des scalpels de la médisance, du mépris de l'ingénuité, plongent inlassablement leur âme au ruisseau de la tendresse, de la douceur, de la générosité. L'amour y régénère leurs espérances et nourrit leurs passions.
à l'école des fines épines du néant, des petites coupures des indifférences ordinaires, entre les chagrins arides des dressages de l'enfance, l'élagage brutal des rameaux du rêve et l'excision des gourmands de liberté, j'ai appris à chercher le secret des sourciers.
Toute plante assoiffée cherche l'eau. Et l'eau vient à ceux qui la désirent de toute leur âme.
Par les chemins de la terre, des fleurs et des cailloux, par le chant des oiseaux, des rameaux frémissants, et des bruissements d'herbes, par la caresse du vent, du sable et des nuages, elle est parole au coeur innocent qui l'attend, l'espère et l'invoque. Pour ce coeur là, elle est baiser, tendresse, enlacement. Elle est consolation, douceur et chant du monde. Elle est révélation des infinis possibles.
La brindille de coudrier se donne à la main qui l'attend, innocente et fragile, elle s'abandonne sans retenue aux doigts sensibles qui la désirent et la reçoivent émerveillés.
Alors naît la source de la main du sourcier.
à cette source là, toujours, quoiqu'il advienne, il pourra laver ses larmes et son chagrin.
à cette eau là, toujours, désormais il saura confier ses lèvres desséchées et son âme affamée.
Ah, la magie de cette eau là ! Mystère de la vie. Elle donne des ailes au vent qui passe sur le dos des collines. Elle invente la chaleur au soleil qui dore les blés. Elle fait sourire les fleurs et s'y poser des papillons. Elle tisse son velours à la nuit qui brode les étoiles. Elle charge de force les orages et fait gronder les tempêtes. Elle poudre de duvet blanc et corsette de givre les hivers mystérieux. Elle emplit de poésie les rêves des enfants. Elle ensemence d'espérance et de dons infinis les âmes simples qui la goûtent.
Du chagrin et de la pitié elle tisse inlassablement un manteau de poésie qui vêtira, sans faillir, ma douleur de compassion.
Et naîtront sur ma toile mille couleurs du temps, et sous mon pinceau le rire des oiseaux chantant. Et les mots, sous mes doigts qui jouent des lettres seront des colliers de princesse, et ils diront le monde infini et sa sagesse immuable.
Et l'eau de ma source m'invitera, aimante et tendre, regarde, dira-t-elle, penche toi doucement, vois mon visage qui te sourit, regarde le, aime le, soigne le, vois-tu, car ce visage, c'est le tien.