Le ciel et les nuages voyageurs...
Les carrés potagers, alourdis des aromatiques foisonnants,
coriandre, cerfeuil, hysope, céleri et oseille vivace, aneth,
et le fenouil...
Des brassées odorantes d'anis et de curry, de miel et d'orrigan,
des enlacements de tiges exubérantes,
des entrecroisements d'ombelles de fleurs et de graines.
Et les étoiles bleues de la bourrache, les pétales orangés des soucis, des capucines aussi
Une nuée d'insectes butinants...
l'infini, là, comme une offrande...

Alors me reviennent en mémoire les vers de William Blake :

Si les portes de la perception étaient purifiées,
Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.
Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes choses
Au travers des étroites fentes de sa caverne.
.....

Voir un monde dans un grain de sable
Et un ciel dans une fleur,
Tenir l'infini dans le creux de la main
Et l'éternité dans une heure.
fenouil dans le vent
"Plus vous pensez, moins vous ressentez, plus vous ressentez moins vous pensez." enseignait Arnaud Desjardin.
Et plus on ressent, plus s'offre à nous la vie dans son infinie diversité, plus elle nous emporte sous son aile vers tous les possibles.