"et notre vie, à l'abri des lieux fréquentés
peut trouver des langues dans les arbres
des livres dans les ruisseaux
des sermons dans les pierres
et le bien en chaque chose"
William Shakespeare>

L'univers ne cesse de nous parler pour peu que nous y prêtions attention.
Avec délicatesse il nous répond ou nous adresse de magnifiques clins d'oeil. Celui-ci, déposé dans ma boite, en est un bel exemple.

C'est à l'abri des foules bruyantes et agitées que l'on entend respirer l'univers. C'est aussi parce que l'on opère ce subtil déplacement qui consiste à ne plus être DE ce monde mais DANS ce monde, non pas agi comme une marionnette par des forces qui nous traversent à notre insu, mais acteur agissant consciemment.
Le pantin aliéné se mue en être conscient.
Cet infime pas de côté qui ouvre l'espace de la liberté. Et tous nos sens.
Entendre, voir, respirer, goûter, palper...
Un autre ballet s'offre à nous, d'une richesse infinie, sans commune mesure avec les artifices violents de l'addiction du monde pour les trépidations. L'élargissement des sens plutôt que leur anesthésie.
Alors tout se met à nous parler.

Humain en route vers sa propre sagesse.
Homme réfléchi.
Percevant l'univers par nos sens, c'est bien notre reflet que nous percevons.
Dans ce jeu de miroir c'est notre Je qui se dévoile.
Lui seul peut cueillir des langues dans les arbres, pêcher des symphonies dans les ruisseaux, graver des songes dans les pierres, et sentir battre le coeur du monde en chaque chose.