Parce qu'elle est comme ça Denise. Elle a atteint le grand âge assise sur ses rêves, couchée sur ses désirs comme un corps amputé sur un lit. A force de n'en pas bouger, aussi moelleux qu'ils fûssent, ils lui sont devenus des escarres.
Sait-elle seulement qu'elle a rêvé Denise ? Sait-elle que ses colères sont des envers de rêves ?
Sait-elle que ses amertumes sont des manquements à ses désirs ardents ?
Sait-elle que ses médisances sont des masques à ses dépits.

Allongée ou assise au jardin de l'ennui, sans jamais le quitter, elle étouffe tant bien que mal d'une multitude de bruits ce que les regrets y ensemencent.