J'ai toujours eu un faible pour ces fleurs aériennes, des plus petites aux plus grandes. j'ai toujours aimé les peindre, les dessiner, les cueillir pour en faire des bouquets éphémères. Plus les années passent plus je les découvre toujours différentes, avec la même fascination, plus elles m'étonnent par leurs infinies variétés, plus elles m'enchantent et m'émerveillent. Je tente d' en saisir l'âme, d'en capturer un instant d'éclat, d'en retenir fixé sur la toile l'émoi , le parfum, la grâce , ce quelque chose d'indéfinissable qui toujours m'aimante, me trouble et m'échappe. Et chaque fois c'est la même aventure, le même combat avec toile papier crayon pastels pinceaux.... Une approche, juste une approche.... J'apprends la patience et l'humilité.

Une de mes dernières nées a gagné le premier prix du concours technique à l'eau organisé par le journal "Pratique des arts" à l'occasion de la biennale internationale de Brioude. Peut-être bien qu'un peu de l'âme de mes belles ombelles cueillies au bord des fossés s'est glissée malgré tout sur la toile. Après tout le peintre n'est et ne sera jamais qu'un humble passeur d'émotion. Il ne peut jamais juger de la qualité de son oeuvre, tout juste peut-il estimer la nature de son investissement personnel. Alors c'est peut-être bien un reflet de mon âme qui joue dans ces douces ombelles...


ombelles