Ce que le vent murmure

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Category Les fruits du jaquier

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Salon du livre " Des plumes chez la belette"

mercredi 23 avril 2014, par Maï Phan-van

C'est officiel, je serai le dimanche 8 juin à Ébreuil une jolie commune située dans le département de l'Allier en région Auvergne pour le salon du livre poétiquement baptisé " Des plumes chez la belette".

J'aurai l'honneur d'y présider le jury qui attribuera 3 prix.

Bien qu'invitée d'honneur hors concours, puisque j'y ai gagné le premier prix l'année dernière, ainsi que le prix du public, si vous passez par là, chose à laquelle je vous convie, j'aurais le plaisir de vous dédicacer "Les fruits du jaquier" , d'une petite aquarelle en page de garde , avec en cadeau un joli marque page.!! J'y apporterai quelques albums de Petit Moineau, de quoi faire quelques cadeaux pour petits et grands.

à bientôt, notez la date dans vos agendas, le 8 juin sera vite là.

Princesse, ...

vendredi 30 août 2013, par Maï Phan-van

Voilà que l'on me donne du galon, de l'étiquette, du titre, un label, et pas le moindre puisque me voici officialisée par voie de presse Princesse vietnamienne...

à mon insu. Désarroi.

Que dire à ces aficionados du qualificatif et des titres, emplis de bonnes intentions et débordants de gentillesse, du ridicule d'un étiquetage réducteur ?

Qu'en France depuis 1789, on reconnait l'égalité et la "mêmeté" de tous? Qu'au Vietnam depuis 1975 il y a le communisme?

C'est étrange en 2013 cet attrait persistant pour la particule, les titres et distinctions sociales. Le titre ne fait pas rêver que les petites filles, comtesse, duchesse, baronne, archiduchesse,.. Même si l'on joue à fourche langue en s'interrogeant sur l'état des chaussettes de la damoiselle, sont-elles sèches archi sèches?, et même si l'album de la comtesse nous régale depuis Yvan Audouard des contrepèteries les plus osées ?

Ah ce besoin compulsif de s'enorgueillir, de se valoriser, directement ou par relation interposée .Ah! cette tentation d'appâter les curieux.

Nous ne sommes pourtant que nous même, humbles humains de passage.

Combien s'identifient sans le savoir à de dérisoires signes auxquels ils attribuent les vertus magiques de la gloire, de l'honneur,de la fierté, que sais-je d'autre... leur confiant aveuglément le pouvoir de rendre heureux qui les possède.

A six ans je croyais être ma chevelure, j'ai souffert en entrant au CP lorsque ma mère l'a ratiboisée par flemme de se lever pour la natter. J'ai vu que j'étais toujours là.

A 18 ans j'ai cru être mon 18 au bac de Français, puis l'année suivante ma mention au bac C.

A 20 ans je pensais être mes dessins.

Puis j'ai cru être, dans le désordre, mes enfants, ma maison, mon métier de psychologue, mes diplômes...

Dans le centre médico psycho pédagogique où je travaillais, un vieux psychologue marqua pompeusement sur sa carte : Monsieur machin, psychologue hors classe. Il en fut tout gonflé de suffisance. Et le plus admirable fût que malgré son incompétence notoire sa côte s'en trouva regonflée. Fallait-il qu'il ait une belle blessure narcissique à guérir pour s'identifier ainsi à l'échelon de la grille indiciaire de salaire qui plus que son talent soulignait son âge avancé et la proximité de sa retraite.

Je lui dois d'avoir contribué par le ridicule à me démontrer que quelle que soit l'étiquette que l'on s'accroche au collet on n'est jamais que soi même.

Nu malgré les habits neufs convoités dont nous croyons qu'ils font de nous le plus beau des empereurs. De grâce, ne m'étiquetez pas.

Princesse, aux pieds nus, paysanne, du dimanche, écriveuse, raconteuse, faiseuse d'images, ...rien je ne suis rien de cela, je ne suis comme vous qu'une âme de passage essayant de vivre le moins sottement possible.

En naissant j'ai reçu un prénom Maï et un nom Phan Van, ils me suffisent, ils me conviennent. Si je m'en contente, avec bonheur, contentez vous en aussi, alors peut -être vous raconterai-je d'autres histoires.

Rendez vous

dimanche 28 juillet 2013, par Maï Phan-van

Je serai le samedi 24 août au château de la Mothe à Vicq pas très loin de Vichy. J'y accroche une expo, et le soir nous serons trois à lire quelques textes autour d'un apéritif-dînatoire Nous dédicacerons nos livres. Une douce façon de célébrer la fin des vacances. A bientôt donc, en ce lieu enchanteur,bonnes vacances à tous.

http://www.chateaudelamothedevicq.c...

Des plumes chez la belette, des cadeaux plein les bras...

mardi 4 juin 2013, par Maï Phan-van

La Belette avait pour moi les bras chargés de cadeaux, ce dimanche 2 Juin. "Les fruits du jaquier" y a obtenu le Prix du Jury, et le Prix du Public.

Ce n'est ni le Goncourt, ni le Renaudot, ni le livre inter...ni...toutes ces médailles brillantes auxquelles je ne saurais seulement rêver, tant elles me semblent surfaites. Mais il est si chaleureux, si vrai, si sincère, si rempli d'énergie ce Prix du jury du premier salon littéraire de la ville d'Ebreuil qu'il vaut bien plus que tous les autres.
Quant au public, comment le remercier ?
Comment dire à tous ces regards croisés, ces rencontres données, ces paroles échangées, qu'elles sont une nourriture formidable, à la fois engrais et semence pour demain. Comment traduire le sentiment éprouvé lorsqu'un inconnu confie " une amie vous a lue et m'a dit je me suis régalée"

Ce sont des pépites de force, des petites balises de joie que vous m'offrez, n'en doutez pas, je saurai en faire usage les jours d'ombre et de doute.
A l'Andra et tous ses bénévoles, à la municipalité d'Ebreuil, aux visiteurs, à mes lecteurs, un très grand merci.

http://www.associationnoeldesromanc...

Il y a dans ma besace tant de mots qui patientent en silence, depuis si longtemps,... alors chut, je me mets au travail, je vous le dois maintenant.

Des plumes chez la belette

vendredi 31 mai 2013, par Maï Phan-van

Premier salon littéraire au coeur de la ville d'Ebreuil (03).

Cinq livres ont étés sélectionnés, parmi eux "Les fruits du jaquier" . Le voici donc en lisse pour le prix du jury . Arrivé 3ème au salon de Combronde (63), il s'y était contenté du prix du public. Un beau cadeau malgré tout! salon ébreuil

Verdict dimanche 2 juin à 11h30. Primé ou pas, je dédicacerai par mon habituel petit trait d'aquarelle personnalisé chaque exemplaire emporté.

Liens du sang liens du coeur

dimanche 26 mai 2013, par Maï Phan-van

Il m'a fallu attendre que s'envole dans l'autre monde mon père pour mesurer ce qui, de lui, demeure en moi.
Il m'a fallu atteindre soixante ans pour que m'apparaisse soudain, au détour des échanges avec mes lecteurs, dans une lumineuse clarté, le savant tissage des liens qui nous traversent et nous incluent dans la tapisserie complexe du monde.
Encore que la compréhension n'en soit jamais une image fixe et certaine. Encore qu'aussi aiguisée que soit notre perception du monde, elle n'en demeure pas moins infiniment minuscule.
Mais il est des éclairs de grâce, où dans la brume confuse du quotidien se dissipe le brouillard et s'ouvre comme fleur au soleil le merveilleux d'une éclaircie.
Ainsi tout était là toujours et nous n'en savions rien. Ainsi tout s'emboite, s'enchaîne, s'organise et nous l'ignorions. Ainsi nous participons à cet ensemble, nous sommes un élément de ce système et nous nous croyions seuls, indépendants, séparés...
Quel orgueil, quelle arrogance.
Sans doute ai-je , poussée par la crainte de l'incertitude ontologique de la réalité, le besoin compulsif de figer l'instant, l'émotion, la pensée, la vision, d'un coup de crayon, de plume, à coups de mots, d'images et de concepts. Sans doute ai-je mémoire de l'oubli.
L'expérience de l'age, aujourd'hui, a gravé dans mes acquis celle de l'éphémère. Je ne l'avais point enfant lorsque j'emplissais mes cahiers de tout ce que mes sens captaient, thésaurisant mon univers, accumulant pièce après pièce des bribes de l'immense puzzle avec cette compulsion à comprendre qui ne m'a jamais quittée.

On dit qu'à l'instant où nous venons sur terre, notre ange, en nous poussant vers notre destinée d'un doigt posé sur notre bouche, ferme la porte de la connaissance, il nous en restera la marque gravée sur la lèvre supérieure, et l'infinie nostalgie force motrice de nos aspirations profondes.
Voilà qu'au fur et à mesure que je tente de la fixer la vision s'estompe et se remodèle déjà. Ciel changeant, horizon mouvant. Entropie de la vie qui par essence est changement.
Pourtant la revoici , elle revient dans l'échange du regard de l'autre, elle s'étoffe, se déploie, s'affine...
Nous nous nourrissons les uns des autres, la même vie circule en nous. Dans vos yeux c'est moi que je découvre, mais dans mes images et mes mots c'est un reflet de vous que vous voyez.

contes rêves et confidences

jeudi 25 avril 2013, par Maï Phan-van

dédicace

Nous étions le 23 Novembre 2012, dehors le vent sifflait un air glacé. Comment se réchauffer un soir d'hiver, en parlant du Vietnam. Ce pays de mon père que je ne connais pas, et que pourtant je porte en moi. Histoires de famille, histoires extraordinaires et ordinaires.

Ce qu'il y a de magique à chaque rencontre du public, c'est qu'il me pousse chaque fois à me découvrir un peu plus.

Mon Petit Editeur otage de Publibook?

mardi 6 novembre 2012, par Maï Phan-van

Ah les lois du business, difficile de ne pas y céder. Il semble que les éditions "Mon Petit Editeur" avalées par Publibook y nagent en eau trouble. Traverseront-elles le fleuve , s'y fondront-elles ou s'y noieront-elles? Pour information aux éventuels auteurs en quête de maison d'édition et pour solder le reste d'agacement que mon courrier n'a pas épuisé ,quoique cela finisse en réalité par m'amuser, voici le genre de correspondance qu'on peut être amené à avoir.

 Mon cher Editeur,
 J'ai bien reçu votre relance du 30/10/12, qui n'est pas la relance 1 mais bien la troisième du genre.
  relance 1 : 18 janvier2012
 relance 2 : 29 février 2012
 Ma réponse a toujours été la suivante : 
  J'ai bien reçu votre relance sur Pack dépôt de 50 livres dont 30 ont été expédiés à mon adresse, et correspondant aux frais de gestion.
  Pour rappel : j'ai réglé ce pack avec un chèque CCP n° 1525012 G d'un montant de 480€ correspondant à :
  50ex en pack dépôt : 549€ ( soit 529€ +20€ de traitement,calcul effectué et commande enregistrée par Doniazade Jabbari)
  50 marques pages :     31€
  soit un total de :        580€
   moins un avoir de :   100€  (avoir n° AV110261 en date du 25/10/11)
  ce qui fait bien un total de 480€ 
  donc sur votre facture de 529€ il apparaît un solde en ma faveur que j'ai la gentillesse de ne pas vous réclamer.
  Je vous ai à chaque fois prié de bien vouloir vérifier votre décompte qui me paraît être erroné. 
  Je trouve regrettable de n'avoir jamais reçu d'autre réponse qu'une relance ignorant les précédentes.
   N'étant pas dans le besoin, ne vivant pas des quelques euros de droits d'auteur et n'ayant pas l'âme portée aux combats inutiles, je vous adresse ci joint la somme indûment réclamée. Cela devrait pouvoir libérer le versement des commissions auteur ( voir votre courrier du 21 juin 2012)
   Je vous informe  pour votre conscience, en souhaitant que vous la préserviez face aux lois du business, que je reverse l'intégralité de ces commissions à l'association VNED « Viet Nam Enfants de la Dioxine », une courageuse petite ONG qui aide les enfants victimes de l'agent orange défoliant déversé sur le pays durant la guerre du Vietnam, 
 (www.vned.org)
 1 euro c'est une journée de prise en charge d' un enfant.
 A défaut que votre petit contentieux ne fasse pas profit à ces quelques enfants, je vous souhaite de tout coeur, pour l'avenir de votre maison d'édition que je trouve par ailleurs fort sympathique et avec laquelle j'espère continuer une collaboration amicale, que vous puissiez faire exception à ce que la sagesse populaire a toujours relevé, que bien mal acquis ne vous porte pas tort.
  Cordialement à vous

En reproduisant ici ma lettre, je me dis qu'au fond les plus nécessiteux ne sont pas ceux que l'on croit. Il suffit de voir les petits visages rayonnants des enfants handicapés , le soleil et la vie qui émanent d'eux,.

Car hélas bien que je vienne de faire à Mon Petit Editeur l'aumône de 20€ ni joie ni sourire rayonnant n'en naîtra. C'est bien là le mal de notre monde, le sentiment de gratitude effacé par celui du droit. Tout ce qui nous apparaît comme un dû nous prive du bonheur de recevoir.

Angélisme? Utopie penserez - vous?

N'oubliez jamais que c'est l'utopie qui a toujours fait progresser le monde.

Les fruits du jaquier, suite.

samedi 29 septembre 2012, par Maï Phan-van

Une jolie lettre m'est venue du canada. Un cousin que je ne connais que de nom. Un peu plus aujourd'hui à le lire.

De notre immense famille dispersée aux quatre coins du monde qui n'a plus en commun qu'un vague souvenir de notre souche originelle, émerge doucement le désir de mettre au jour les invisibles fils qui nous y relient. Un nom, un sang, un adn nous relient, magnifique pied de nez au destin,à la guerre, à la bétise humaine, aux milliers de kilomètres, aux langues et aux coutumes.

Avant l'été, ce fut la rencontre d'un "enfant de Noyant d'Allier," appelé ici " le petit Vietnam" lors d'une dédicace. A Noyant d'Allier, ancienne citée minière désaffectée furent rapatriées après la défaite de Dien Bien Phu en 1954 les familles franco vietnamiennes, les épouses et les enfants ayant suivis leurs maris et leurs pères de retour en france métropolitaine., Déracinés victimes d'une colonisation irresponsable. Philippe Rostan en a réalisé un très beau film. http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip...

Deuxième et troisième génération , enfants et petits enfants de l'exil, passé l'acharnement à s'intégrer, à se replanter, à s'incorporer, passée la douleur des parents, abordent maintenant les rivages de la connaissance de soi, nécessité vitale de sonder ses racines pour continuer de croître. L'intégration même pleinement réussie, n'enlève rien à la quête.

Nous avons tous plus ou moins consciemment reçu en héritage la perte de repère, la douleur et l'arrachement de nos parents, de nos grands parents, l'éclatement des familles et le déchirement, la nécessité de reconstruire une identité.

Le silence a fait loi, a-t-on jamais vu un vietnamien gémir, se plaindre, se laisser sombrer dans l'amertume et le ressentiment. Sa fierté et sa dignité c'est d'assumer en silence.

Parce que nous voilà métissés d'une autre culture, par le sang, par la terre, par le bain culturel , le besoin de savoir, de dire, de raconter, de transmettre cet héritage si particulier se fait jour. Les mêmes invisibles fils qui me relient à mes cousins lointains font de tous les membres de cette diaspora mes frères et soeurs de coeur. Un profond sentiment d'appartenance nous lie.

L'individuel, le personnel lorsqu'il est juste et sincère rejoint toujours l'universel. Chaque fois qu'un être ose parler à la première personne de sa douleur secrète, de son propre parcours pour la dépasser et cheminer vers la lumière, c'est à chaque humain qu'il parle, c'est de chacun qu'il parle, c'est à chacun qu'il prête ses mots,

"Les fruits du jaquier" c'est aussi un peu de cette parole là.

Reflet du courrier

lundi 26 mars 2012, par Maï Phan-van

Vos lettres sont les fruits des "fruits du Jaquier", ce qu'ils sèment en vous ce qu'ils vous inspirent. Ces retours me touchent tant, c'est une si belle façon de vous rencontrer. Merci. Je rends hommage à toutes vos missives à travers celle-ci:

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Les fruits du jaquier : les lecteurs et moi

samedi 25 février 2012, par Maï Phan-van

Il a tout juste deux mois cet enfant de mots et de papier et vos retours de lecture commencent à me parvenir.

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Faire part de naissance

dimanche 4 décembre 2011, par Maï Phan-van

Bonjour

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