Ce que le vent murmure

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Category Fenêtres sur le monde

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Mes Laudes

samedi 18 juillet 2015, par Maï Phan-van


Du latin laudes : « louanges ». L’office de Laudes est celui du matin : il doit ce nom à la tonalité laudative qui le caractérise, face au renouveau quotidien des bienfaits de la création. Le premier Psaume est un Psaume du matin, tandis que le dernier est un Psaume de louange ; dans l’office prévu par la Règle de saint Benoît, le dernier élément de la psalmodie est constitué chaque jour par les trois derniers Psaumes du Psautier qui ne sont que pure louange : ces Laudes (Ps 148, 149, 150) ont contribué à donner son nom à l’office matinal.

carottes sauvages traces dans ma mémoire

Acrylique sur toile 100x100


Méditer le matin à l'aube, goûter la fraîcheur du jour... ce sont mes laudes... métissage de cultures, de pratiques et de spiritualité. Entre le bouddhisme de ma terre paternelle, et le catholicisme de la terre maternelle, trouver un chemin singulier d'unité, d'harmonie et de paix. Unir, intégrer les différences et les opposés...Orient et occident mêlés au plus profond de moi. Méditer à l'aube au son du bol chantant, ou au chant des oiseaux s'éveillant, voir poindre les lueurs rosées du soleil à l'horizon de l'est... Être. Juste cela. Être.
Être présent à soi au maximum dans chaque cellule de son corps, ressentir. sentir. savoir que l'on respire, éprouver l'instant...rendre grâce à la vie de cette expérience ...s'emplir de gratitude...puis doucement se saisir des pinceaux...s'abandonner à ce qui vient.

Métamorphose

jeudi 16 juillet 2015, par Maï Phan-van

"Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez." N. Boileau
Il y a eu un avant: les oeillets d'inde

Il y a maintenant:

triptyque_oeillets_d_inde.png

Entre les deux un chemin de métamorphose.
Acrylique sur toile. 120 x120 ( 3 x40)

"Métamorphose : Changement d'un être en un autre, transformation totale d'un être au point qu'il n'est plus reconnaissable. Modification complète du caractère, de l'état de quelqu'un, de l'aspect ou de la forme de quelque chose. Changement de forme d'un individu, survenant après sa sortie de l'œuf et constituant l'une des étapes de son développement normal. Transformation profonde que subit un insecte en passant de l'état larvaire à l'état nymphal et de celui-ci à l'état adulte ou imaginal."Dictionnaire Larousse
C'est le propre du vivant que de se transformer sans cesse, tout meurt et renaît à chaque instant. Il est illusoire et mortifère de s'attacher à une forme. Toute nouvelle apparence garde trace de sa genèse. En se transformant une vérité se révèle, nous livrons au regard qui sait voir, la vérité profonde de notre être, nos ombres et nos lumières. Nous effleurons le lieu où l'individuel rejoint l'universel . Cela peut s'écrire sur la toile pour peu que nous abandonnions toute prétention à paraître, toute volonté de dire, de convaincre. C'est dans le geste simple, sincère, dans la nudité humble du coeur qu'à notre insu, au delà de notre volonté...quelque chose en parlant de nous parle du monde, quelque chose de l'absolu infini parfois se dévoile...

Métaphore...

mardi 14 juillet 2015, par Maï Phan-van

Mon atelier se meuble de neuf avec ces grands carrés qui viennent rhabiller les murs.
l'atelier rhabillé
Je regarde mes enfants nouveaux nés...
D'où viennent ces images, existaient-elles quelque part dans l'invisible avant que je ne les capte et leur serve de pont vers le monde visible?
Sont-elles la mise en forme figée par le pinceau de mon chemin intérieur? J'ai si souvent fait dessiner les enfants pour les aider à se comprendre, tant essayé de soulager peines et conflits avec crayons, encres, gouache et collages...

Couches superposées ou effacées, voiles et glacis, rideaux de brume comme une métaphore des processus qui façonnent notre identité.Ce que nous percevons du monde et ce que nous n'en voyons pas. Ce qui demeure en nous et ce qui nous échappe. Conscient et inconscient.
Que dis-je de moi dans ce travail là. Je pose des couches, je lave, j'efface, je recommence, je gratte, je griffe, j'arrache, je recouvre...je ne "sais" pas ce que je fais, je ne pense pas, je laisse agir mes mains , mon corps. Il va vers où il veut aller, lui seul sait le chemin... Le corps physique et ses marottes, la part visible, image de nos évitemments volontaires et involontaires. Attitudes qui façonnent notre être au monde et notre regard sur lui.
Voiler et dévoiler, cacher et montrer, obturer pour donner à voir, mettre en lumière pour dissimuler...n'est-ce pas ce qui se fait là dans ce labeur que mes mains inventent.

Je me suis déjà fait cette réflexion en travaillant la laque. On ne peut rien dissimuler dans le travail de la laque. Ou si mal. En ponçant la quinzième couche de laque voilà que soudain réapparaît la mémoire du pigment de la première, l'impatience de la préparation du support, le geste maladroit qu'on avait éffacé... Ce qu'il en reste, digéré et transformé par tout le travail des superpositions des couches, des ponçages répétés. Tout s'y lit, les erreurs, les impatiences, les trops et les pas assez, l'application, la patience...C'est bien un travail de psychanalyste ce ponçage patient des couches accumulées au fil du temps, avec un abrasif de plus en plus subtil...
Et la merveille parfois de voir soudain apparaître l'inattendu. Le miracle de l'invisible devenant visible.

Un clin d'oeil de l'absolu...

Mes toiles, mes enfants images, êtres vivants m'appelant sans cesse à revenir à l'ouvrage.

A hauteur d' herbes

mercredi 1 juillet 2015, par Maï Phan-van


les dernières sauges dans le pré
Se mettre à hauteur d'herbe. Voir le monde autrement. Tout simplement.
Cesser de vouloir tout voir de haut, du dessus.
Reich parlait de posture.
Combien dans ma vie d'avant j'ai regardé les corps physiques, leur posture physique, pour mieux comprendre la posture psychique...L'une est image de l'autre. L'un se modèle à l'image de l'autre. Travailler sur l'un modifie doucement l'autre.

Je ne suis plus bonne en ce moment de grand chambardement qu'à regarder le monde à hauteur d'herbe. Modestement. A hauteur de fourmi. Toute arrogance balayée. Toute prétention à être autre que je ne suis, envolée.

Dans l'épaisseur du gesso étalé largement à grand coup de spatule pour préparer mon fond, se sont tracées des herbes hautes, balayées par le vent. Les dernières sauges du pré se sont glissées par là, elles attendaient mon pinceau. Il y a un mois à peine, dans la prairie dehors elles servaient d'écrin aux orchidées sauvages du Quercy. ma mémoire en est témoin

Couleur safran

lundi 29 juin 2015, par Maï Phan-van

Violet.
Ultra violet.
Lumière noire . Couleur d'âme. Emeraude des feuilles.
Pourquoi ces petits crocus, misérables bulbes enfouis dans la terre pauvre du Quercy, entre les cailloux de calcaire qui drainent trop le sol et l'assèchent?
Parce qu'en leur coeur leur étamine d'or est un trésor. L'épice. Voilà le secret de la vie. Ce qui fait vivre, rire chanter, lutter, avancer?... l'épice. Peu importe la gloire, les honneurs, les récompenses, la richesse, la beauté, le succès...si tu n'as pas l'épice, tu es un mort vivant, un moribond.

J'ai le secret de cet épice là. Je l'ai au bout des doigts, au creux du coeur, et dans le grand chambardement qui remue-ménage ma vie, l'étamine d'or me parle toujours. Elle colore mes rêves.Elle parfume mes nuits. Elle guérit mes doutes et supprime mes peurs.

couleur safran

La Bardane

mercredi 24 juin 2015, par Maï Phan-van

Des feuilles se dessinent dans les fripures de l'épaisseur d'enduit que j'ai étalé sur ma toile vierge.
Je ne suis là qu'à leur service. Sage-femme, médium, chamane... je les aide à se montrer. Ne pas trop en faire. Ne pas me mettre en avant, entre elles et le regard, ne pas m'intercaler, ne pas leur voler la vedette. Juste leur montrer que je les devine, être empathique, les accueillir tendrement, leur tendre la main subtilement, leur dire ainsi que je les vois, je les sais là. Je les reçois, je les écoute.
Comme j'ai joué enfant avec les fleurs de bardane. Gafarot, c'était leur nom en patois. On les lance, elles s'accrochent partout. Elles ont un cul en velcro.


Bardane

J'avance

samedi 20 juin 2015, par Maï Phan-van

Parturiente. J'accouche. Mes mains gluantes de gesso, de gel, de liant acrylique, les pigments rouges séchés sous les ongles...je retrouve dans la trop forte chaleur de l'atelier, la sensation fébrile à jamais gravée en mon corps des mains saisissant par instinct les petits êtres chauds vivants et fragiles glissant entre mes cuisses mouillées d'eau et de sang.
Aujourd'hui mes mains glissent dans la pâte tiède, elles ont un incommensurable besoin de retrouver le gluant chaud et doux de la naissance.
Ma mémoire est en branle.
Tout s'ébranle.

Un immense chantier, de vie, de coeur, de pensées, d'âme , d'être, bouleverse tous mes repères. Le gluant tiède de la peinture m'apaise. Il me protège, il me fait mère d'une autre moi. Il me fait vivante. Eternelle. Il est raison d'être.

J'ai laissé le sang. Aujourdh'ui je me berce d'indigo. Je me gorge du violet et de l'indigo des sauges de la prairie .Il y a du rouge dans l'indigo...
sauges pour prairial

Je l'appelle "Prairial' en souvenir de mes premiers émois artistiques, les ombelles de Dom Robert à Encalcat, ombelles de laine délicatement tissées dans la toile. Le champ de l'infini à jamais brodé dans ma mémoire.

Accouchement

mercredi 17 juin 2015, par Maï Phan-van

Un appétit de couleur m'envahit, je peste contre les impondérables...qui peut comprendre cette soudaine soif inextinguible, cette nécessité vitale de m'unir à la toile, de communier aux couleurs, de plonger corps et âme dans l'alchimie du passage de l'invisible au visible, quelque chose vient à travers moi qui me dépasse, qui veut se dire, exigeant, pressant, tyranique, quelque chose qui se fout des codes, des habitudes, des normes et des conventions.

ombelles un jour d'été

Jamais je n'avais eu autant besoin de plonger mes doigts mon coeur et mon âme dans ces pigments rouges, tout s'éclabousse de rouge. Je vois rouge. Rouge sang au mille noms...incarnat, framboise, cerise, coquelicot, grenat, carmin, bordeaux, bourgogne, écarlate, vermeil, garance, vermillon, alizarine, cramoisi, pourpre...cinabre, corail, capucine....Je voudrais une collection de pigments rouges, de poudres de sang...

Quelque chose naît de mes entrailles, de la douleur de ma chair, et du cri de mon coeur...comme toute naissance ce qui vient au jour et se fraie passage en mon corps tâche de sang le blanc de la toile de lin...

tâche rouge liquide

creer c'est évoluer.

dimanche 14 juin 2015, par Maï Phan-van

Un long silence. Me revoici pour quelques nouvelles.
J'ai déserté les mots, délaissé le tricotage du verbe pour la danse du pinceau et des pigments, mettre les doigts dans les couleurs de l'arc en ciel...apporter à mon coeur en déroute la douceur des rêves et le laisser trouver son chemin sur la toile.
Voilà ce qui est en train de naître. Une nouvelle façon de peindre. Une autre manière de faire et d'être. Je m'apprivoise sur cette route nouvelle, je ne sais vers où elle me conduit, mais elle est en accord avec mes pas, je m'y sens bien, c'est pour moi signe qu'elle est vraiment mienne, naissant sous mes pas au fur et à mesure que j'avance.
c'est comme une immense porte qui s'est ouverte doucement,et continue de s'ouvrir... tout un monde se découvre et chaque toile me regarde comme un clin d'oeil à mon étonnement;




ombelles empreintes

Chemins de vie, chemins de coeur.

vendredi 15 mai 2015, par Maï Phan-van

"Que valent la sagesse et la liberté si le coeur bat dans le désert?
Les vrais chemins sont ceux du coeur pas ceux du monde."
Ainsi parle Henri Gougaud. Au nom des contes.. Au nom des éternels guides qu'ils sont sur les chemins de nos coeurs tant assoiffés d'amour.
Chemins de vie, chemins de coeur.
Chemins d'ennui,chemins de mort, chemins de raison.

Militantisme de printemps

jeudi 16 avril 2015, par Maï Phan-van

Hosta en fleur
artichaut sauvage


La série "Illustrations botaniques, herbier des plantes sauvages" ( 30 planches aquarelle/pastel sec sur vélin d'arches de 60x80) sera exposée jusqu'à la fin de l'été au château de la Mothe à Vicq dans l'allier. Je pars demain, ma petite voiture remplie comme un oeuf, j'accroche dans la foulée. L'expo clôture le festival multiculturel Ernest Montpied.


Un petit dernier pour vous mettre en appétit, cet arum, sauvage bien sur, qui avait voluptueusement fleuri dans mon jardin d'auvergne comme pour m'y retenir juste avant que je ne le quitte. A moins que ce n'ait été un somptueux cadeau d'adieu de ce jardin que j'ai tant aimé.
arum sauvage.

L'association Kokopelli, le mouvement colibri, le groupement des femmes semencières... résistent au banditisme des semences imposées, confisquées et trafiquées. Moi, humble colibri, je résiste du bout de mes pinceaux en inventoriant les plantes et les fleurs des chemins, des champs et des fossés, en leur prêtant attention, en les donnant à voir autrement.
Regardez les, vous aussi, aimez les, et découvrez que loin d'être des laiderons indésirables, elles ont une grâce et un charme incomparable.
Pour peu que vous approfondissiez vos connaissances à leur sujet vous découvrirez qu'elles ont aussi d'immenses vertus. Mais chut ce sera pour une autre fois...contentons nous pour l'heure de rester sous le charme.

Être. Se perdre ou se trouver...

vendredi 13 mars 2015, par Maï Phan-van

L'infini désir de se sentir vivant.
Ce quelque chose d'insensé qui jaillit du profond de nous même, nous pousse à lancer notre cri dans la cacophonie du monde, à jouer des coudes dans la cohue humaine, à placer notre pied dans le piétinement des hommes...
Puissance du désir. Appel de la vie. Faim d'exister.
Dans l'immense soif d'être on lutte pour creuser sa place au soleil, on bataille pour défendre ses idées, on se démène, on cri on pleure on gesticule, on se jette à corps perdu sans savoir qu'à ce combat là on se perd plus souvent que l'on ne se trouve.
On souffre.
On trouve la vie injuste, difficile, rude et cruelle.
Vertiges amers et âpreté des déceptions...

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. " conseillait sagement Henri Michaux
Vertu du silence. Eloge de la lenteur. Baigner, macérer, décanter...

Alors dans l'idée que l'on se fait de soi-même on inclue peu à peu sa misère.
Il faut de l'audace et du courage pour accepter de se voir sous toutes ses coutures, à l'envers comme à l'endroit, sens dessus dessous.Il faut de l'audace et du courage pour s'assumer entier, ombre et lumière, force et misère.
Alors commence le grand nettoyage. Tombent les images, les masques, les croyances reçues apprises et engrangées...
Alors se découvre au delà de notre domestication sociale quelque chose de nous que nous savons vivant.
Alors nous discernons le cri de notre coeur, nous reconnaîssons nos valeurs profondes, nous savons qui nous avons envie de faire de nous-même et vers quoi nous voulons nous diriger.
Et peu nous importe le regard du monde.

" J'ai proféré, au lieu du cri de mon coeur, les phrases apprises ; au lieu des convictions jaillies et vivantes, les conventions mortes. Il suffisait d'un geste de pitié et de réconfort, j'ai préféré avoir raison. Il fallait compatir et deviner, j'ai argumenté. Le point où la tradition et la discipline tombent en caducité, où l'on doit se lancer, ainsi qu'un oiseau ivre, dans l'avenir, je ne l'ai pas reconnu au passage. Voilà mon crime à moi, et le plus grand ; car tout se pardonne, sauf l'absence de folie. "

(Alexandre Arnoux, Carnet de route du Juif Errant)

Le chemin des mots

samedi 14 février 2015, par Maï Phan-van

Il y a un temps pour le silence, un temps pour les images et un temps pour les mots.
Il y a un temps pour les tisser ensemble. De même que la lumière ne peut se passer d'ombre pour se donner à voir, le vide ne peut se passer des images, ni le silence des mots.
Un temps pour les laisser s'entremeler à leur guise, laisser l'intelligence de ce qui fait la vie nous toucher tout entier et puiser on ne sait où des images et des sons pour les mêler au silence dans une danse neuve.
Me revient en mémoire un conte de Jacques Salomé. Le chemin des mots. Mots cueillis comme des cailloux blancs, dont le chapelet donnera à la main qui les a ramassés la jolie devise : "Ose ta vie, personne ne la vivra pour toi"
C'est le mystère des images et des mots. Ils ne sont là que pour donner à percevoir l'insaisissable. Que saurait-on du silence sans la musique des mots, que saurait-on de l'infini sans la peau qui le révèle, sans la forme et la couleur des images.
Que saurait-on de la lumière sans l'ombre qui la révèle.
Ce qui importe est là. Dans l'invisible, l'impalpable. L'indéfinssable.
L'épice subtile de la vie .

" Ce n'est pas la rigueur qui te conduira où tu veux aller, ce n'est pas l'ascèse, ni la souffrance, ni ce que tu crois avoir compris. C'est l'épice. Le parfum de la force aimante (...) . Le sentir seul peut approcher l'épice. Sers-toi de tes yeux, de tes oreilles, de ton goût, de ton odorat, de tes mains. Respire, respire, et laisse-la entrer. "

(Henri Gougaud, Les sept plumes de l'aigle)

Noir et blanc...

vendredi 6 février 2015, par Maï Phan-van

Noir et blanc, d'un continent à l'autre, couleur du deuil.
Sans mot, sans image, juste le temps du silence...
Et puis reviens le geste. La pointe encrée sur le papier. Libre de se mouvoir à son gré.
Lorsque l'on ne sait plus que dire, que faire, où poser son regard, lorsque notre axe oscille et tangue au point que nous croyons l'avoir perdu.
Noir , blanc, couleur du deuil. Noir en Europe, blanc en Asie...non couleur, temps de silence. Que les morts reposent en paix. Que nos âmes puisent dans le silence la force de rayonner la paix, la compassion, la beauté et la joie.
J'ai laissé courir sur la page la fine pointe noire, elle s'est jouée des blancs, l'un ne peut se passer de l'autre, c'est ainsi, c'est la vie.
Au coeur de la coquille ronde, à l'abri du cercle clos, naît du jeu du crayon l'image libre.
Axe de vie.
mandala de la transformation

Rien ne meurt, rien ne disparaît jamais, tout se transforme

La graine germe et devient plantule, plante, fleur...
La chenille devient papillon...

La vie chante toujours.

Les amis partis, sont dans mon coeur comme un parfum de lilas fleurit avant l'heure.

JE SUIS CHARLIE

mercredi 7 janvier 2015, par Maï Phan-van


je suis charlie

Joyeux Noël

jeudi 25 décembre 2014, par Maï Phan-van

Ombelles voeux de Noël

Joyeux Noël à tous et à toutes.

parenthèse

vendredi 14 novembre 2014, par Maï Phan-van

Une parenthèse entre écriture et peinture.
Le sigle et les illustrations de http:// www.deliverous.com

quelques balbutiements...

dimanche 2 novembre 2014, par Maï Phan-van

Une galerie des toiles se prépare.
https://sites.google.com/site/lagal...

en germe

mardi 23 septembre 2014, par Maï Phan-van

Montrer, exposer, afficher...
Pourquoi peint-on? Pourquoi écrit-on ?
Etrange pulsion, à dire, à faire voir, à exprimer...mystérieux besoin de créer.
Toujours est-il, que vient à son heure son incontournable pendant, son jumeau, l'irrésistible besoin de montrer, de partager, de donner à voir et à entendre.

Un embryon de site pour exposer quelques pastels: https://sites.google.com/site/galeriemaiphanvan/
Soyez indulgents avec la forme, je suis vraiment néophyte, et il est vraisemblable que je le resterai...c'est d'ailleurs pour cela que crayons , pinceaux, craies et autres bâtonnets de couleur me collent aux doigts...chacun son truc!

Gratitude

vendredi 12 septembre 2014, par Maï Phan-van

Nous apprenons les alphabets et nous ne savons pas lire les arbres.
Les chênes sont des romans, les pins des grammaires, les vignes sont des psaumes,
les plantes grimpantes des proverbes, les sapins sont des plaidoiries,
les cyprès des accusations, le romarin est une chanson, le laurier une prophétie.
Errii De Luca Trois chevaux Gallimard 2001

Et les fleurs sauvages au hasard des prairies, friches et fossés sont des actions de grâce.

Elles sont le chant de la vie, le sourire des saisons, le rire des jours.

bouquet

bouquet de soucis

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