Ce que le vent murmure

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Category Fenêtres sur le monde

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Couleur safran

lundi 29 juin 2015, par Maï Phan-van

Violet.
Ultra violet.
Lumière noire . Couleur d'âme. Emeraude des feuilles.
Pourquoi ces petits crocus, misérables bulbes enfouis dans la terre pauvre du Quercy, entre les cailloux de calcaire qui drainent trop le sol et l'assèchent?
Parce qu'en leur coeur leur étamine d'or est un trésor. L'épice. Voilà le secret de la vie. Ce qui fait vivre, rire chanter, lutter, avancer?... l'épice. Peu importe la gloire, les honneurs, les récompenses, la richesse, la beauté, le succès...si tu n'as pas l'épice, tu es un mort vivant, un moribond.

J'ai le secret de cet épice là. Je l'ai au bout des doigts, au creux du coeur, et dans le grand chambardement qui remue-ménage ma vie, l'étamine d'or me parle toujours. Elle colore mes rêves.Elle parfume mes nuits. Elle guérit mes doutes et supprime mes peurs.

couleur safran

La Bardane

mercredi 24 juin 2015, par Maï Phan-van

Des feuilles se dessinent dans les fripures de l'épaisseur d'enduit que j'ai étalé sur ma toile vierge.
Je ne suis là qu'à leur service. Sage-femme, médium, chamane... je les aide à se montrer. Ne pas trop en faire. Ne pas me mettre en avant, entre elles et le regard, ne pas m'intercaler, ne pas leur voler la vedette. Juste leur montrer que je les devine, être empathique, les accueillir tendrement, leur tendre la main subtilement, leur dire ainsi que je les vois, je les sais là. Je les reçois, je les écoute.
Comme j'ai joué enfant avec les fleurs de bardane. Gafarot, c'était leur nom en patois. On les lance, elles s'accrochent partout. Elles ont un cul en velcro.


Bardane

J'avance

samedi 20 juin 2015, par Maï Phan-van

Parturiente. J'accouche. Mes mains gluantes de gesso, de gel, de liant acrylique, les pigments rouges séchés sous les ongles...je retrouve dans la trop forte chaleur de l'atelier, la sensation fébrile à jamais gravée en mon corps des mains saisissant par instinct les petits êtres chauds vivants et fragiles glissant entre mes cuisses mouillées d'eau et de sang.
Aujourd'hui mes mains glissent dans la pâte tiède, elles ont un incommensurable besoin de retrouver le gluant chaud et doux de la naissance.
Ma mémoire est en branle.
Tout s'ébranle.

Un immense chantier, de vie, de coeur, de pensées, d'âme , d'être, bouleverse tous mes repères. Le gluant tiède de la peinture m'apaise. Il me protège, il me fait mère d'une autre moi. Il me fait vivante. Eternelle. Il est raison d'être.

J'ai laissé le sang. Aujourdh'ui je me berce d'indigo. Je me gorge du violet et de l'indigo des sauges de la prairie .Il y a du rouge dans l'indigo...
sauges pour prairial

Je l'appelle "Prairial' en souvenir de mes premiers émois artistiques, les ombelles de Dom Robert à Encalcat, ombelles de laine délicatement tissées dans la toile. Le champ de l'infini à jamais brodé dans ma mémoire.

Accouchement

mercredi 17 juin 2015, par Maï Phan-van

Un appétit de couleur m'envahit, je peste contre les impondérables...qui peut comprendre cette soudaine soif inextinguible, cette nécessité vitale de m'unir à la toile, de communier aux couleurs, de plonger corps et âme dans l'alchimie du passage de l'invisible au visible, quelque chose vient à travers moi qui me dépasse, qui veut se dire, exigeant, pressant, tyranique, quelque chose qui se fout des codes, des habitudes, des normes et des conventions.

ombelles un jour d'été

Jamais je n'avais eu autant besoin de plonger mes doigts mon coeur et mon âme dans ces pigments rouges, tout s'éclabousse de rouge. Je vois rouge. Rouge sang au mille noms...incarnat, framboise, cerise, coquelicot, grenat, carmin, bordeaux, bourgogne, écarlate, vermeil, garance, vermillon, alizarine, cramoisi, pourpre...cinabre, corail, capucine....Je voudrais une collection de pigments rouges, de poudres de sang...

Quelque chose naît de mes entrailles, de la douleur de ma chair, et du cri de mon coeur...comme toute naissance ce qui vient au jour et se fraie passage en mon corps tâche de sang le blanc de la toile de lin...

tâche rouge liquide

creer c'est évoluer.

dimanche 14 juin 2015, par Maï Phan-van

Un long silence. Me revoici pour quelques nouvelles.
J'ai déserté les mots, délaissé le tricotage du verbe pour la danse du pinceau et des pigments, mettre les doigts dans les couleurs de l'arc en ciel...apporter à mon coeur en déroute la douceur des rêves et le laisser trouver son chemin sur la toile.
Voilà ce qui est en train de naître. Une nouvelle façon de peindre. Une autre manière de faire et d'être. Je m'apprivoise sur cette route nouvelle, je ne sais vers où elle me conduit, mais elle est en accord avec mes pas, je m'y sens bien, c'est pour moi signe qu'elle est vraiment mienne, naissant sous mes pas au fur et à mesure que j'avance.
c'est comme une immense porte qui s'est ouverte doucement,et continue de s'ouvrir... tout un monde se découvre et chaque toile me regarde comme un clin d'oeil à mon étonnement;




ombelles empreintes

Chemins de vie, chemins de coeur.

vendredi 15 mai 2015, par Maï Phan-van

"Que valent la sagesse et la liberté si le coeur bat dans le désert?
Les vrais chemins sont ceux du coeur pas ceux du monde."
Ainsi parle Henri Gougaud. Au nom des contes.. Au nom des éternels guides qu'ils sont sur les chemins de nos coeurs tant assoiffés d'amour.
Chemins de vie, chemins de coeur.
Chemins d'ennui,chemins de mort, chemins de raison.

Militantisme de printemps

jeudi 16 avril 2015, par Maï Phan-van

Hosta en fleur
artichaut sauvage


La série "Illustrations botaniques, herbier des plantes sauvages" ( 30 planches aquarelle/pastel sec sur vélin d'arches de 60x80) sera exposée jusqu'à la fin de l'été au château de la Mothe à Vicq dans l'allier. Je pars demain, ma petite voiture remplie comme un oeuf, j'accroche dans la foulée. L'expo clôture le festival multiculturel Ernest Montpied.


Un petit dernier pour vous mettre en appétit, cet arum, sauvage bien sur, qui avait voluptueusement fleuri dans mon jardin d'auvergne comme pour m'y retenir juste avant que je ne le quitte. A moins que ce n'ait été un somptueux cadeau d'adieu de ce jardin que j'ai tant aimé.
arum sauvage.

L'association Kokopelli, le mouvement colibri, le groupement des femmes semencières... résistent au banditisme des semences imposées, confisquées et trafiquées. Moi, humble colibri, je résiste du bout de mes pinceaux en inventoriant les plantes et les fleurs des chemins, des champs et des fossés, en leur prêtant attention, en les donnant à voir autrement.
Regardez les, vous aussi, aimez les, et découvrez que loin d'être des laiderons indésirables, elles ont une grâce et un charme incomparable.
Pour peu que vous approfondissiez vos connaissances à leur sujet vous découvrirez qu'elles ont aussi d'immenses vertus. Mais chut ce sera pour une autre fois...contentons nous pour l'heure de rester sous le charme.

Être. Se perdre ou se trouver...

vendredi 13 mars 2015, par Maï Phan-van

L'infini désir de se sentir vivant.
Ce quelque chose d'insensé qui jaillit du profond de nous même, nous pousse à lancer notre cri dans la cacophonie du monde, à jouer des coudes dans la cohue humaine, à placer notre pied dans le piétinement des hommes...
Puissance du désir. Appel de la vie. Faim d'exister.
Dans l'immense soif d'être on lutte pour creuser sa place au soleil, on bataille pour défendre ses idées, on se démène, on cri on pleure on gesticule, on se jette à corps perdu sans savoir qu'à ce combat là on se perd plus souvent que l'on ne se trouve.
On souffre.
On trouve la vie injuste, difficile, rude et cruelle.
Vertiges amers et âpreté des déceptions...

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. " conseillait sagement Henri Michaux
Vertu du silence. Eloge de la lenteur. Baigner, macérer, décanter...

Alors dans l'idée que l'on se fait de soi-même on inclue peu à peu sa misère.
Il faut de l'audace et du courage pour accepter de se voir sous toutes ses coutures, à l'envers comme à l'endroit, sens dessus dessous.Il faut de l'audace et du courage pour s'assumer entier, ombre et lumière, force et misère.
Alors commence le grand nettoyage. Tombent les images, les masques, les croyances reçues apprises et engrangées...
Alors se découvre au delà de notre domestication sociale quelque chose de nous que nous savons vivant.
Alors nous discernons le cri de notre coeur, nous reconnaîssons nos valeurs profondes, nous savons qui nous avons envie de faire de nous-même et vers quoi nous voulons nous diriger.
Et peu nous importe le regard du monde.

" J'ai proféré, au lieu du cri de mon coeur, les phrases apprises ; au lieu des convictions jaillies et vivantes, les conventions mortes. Il suffisait d'un geste de pitié et de réconfort, j'ai préféré avoir raison. Il fallait compatir et deviner, j'ai argumenté. Le point où la tradition et la discipline tombent en caducité, où l'on doit se lancer, ainsi qu'un oiseau ivre, dans l'avenir, je ne l'ai pas reconnu au passage. Voilà mon crime à moi, et le plus grand ; car tout se pardonne, sauf l'absence de folie. "

(Alexandre Arnoux, Carnet de route du Juif Errant)

Le chemin des mots

samedi 14 février 2015, par Maï Phan-van

Il y a un temps pour le silence, un temps pour les images et un temps pour les mots.
Il y a un temps pour les tisser ensemble. De même que la lumière ne peut se passer d'ombre pour se donner à voir, le vide ne peut se passer des images, ni le silence des mots.
Un temps pour les laisser s'entremeler à leur guise, laisser l'intelligence de ce qui fait la vie nous toucher tout entier et puiser on ne sait où des images et des sons pour les mêler au silence dans une danse neuve.
Me revient en mémoire un conte de Jacques Salomé. Le chemin des mots. Mots cueillis comme des cailloux blancs, dont le chapelet donnera à la main qui les a ramassés la jolie devise : "Ose ta vie, personne ne la vivra pour toi"
C'est le mystère des images et des mots. Ils ne sont là que pour donner à percevoir l'insaisissable. Que saurait-on du silence sans la musique des mots, que saurait-on de l'infini sans la peau qui le révèle, sans la forme et la couleur des images.
Que saurait-on de la lumière sans l'ombre qui la révèle.
Ce qui importe est là. Dans l'invisible, l'impalpable. L'indéfinssable.
L'épice subtile de la vie .

" Ce n'est pas la rigueur qui te conduira où tu veux aller, ce n'est pas l'ascèse, ni la souffrance, ni ce que tu crois avoir compris. C'est l'épice. Le parfum de la force aimante (...) . Le sentir seul peut approcher l'épice. Sers-toi de tes yeux, de tes oreilles, de ton goût, de ton odorat, de tes mains. Respire, respire, et laisse-la entrer. "

(Henri Gougaud, Les sept plumes de l'aigle)

Noir et blanc...

vendredi 6 février 2015, par Maï Phan-van

Noir et blanc, d'un continent à l'autre, couleur du deuil.
Sans mot, sans image, juste le temps du silence...
Et puis reviens le geste. La pointe encrée sur le papier. Libre de se mouvoir à son gré.
Lorsque l'on ne sait plus que dire, que faire, où poser son regard, lorsque notre axe oscille et tangue au point que nous croyons l'avoir perdu.
Noir , blanc, couleur du deuil. Noir en Europe, blanc en Asie...non couleur, temps de silence. Que les morts reposent en paix. Que nos âmes puisent dans le silence la force de rayonner la paix, la compassion, la beauté et la joie.
J'ai laissé courir sur la page la fine pointe noire, elle s'est jouée des blancs, l'un ne peut se passer de l'autre, c'est ainsi, c'est la vie.
Au coeur de la coquille ronde, à l'abri du cercle clos, naît du jeu du crayon l'image libre.
Axe de vie.
mandala de la transformation

Rien ne meurt, rien ne disparaît jamais, tout se transforme

La graine germe et devient plantule, plante, fleur...
La chenille devient papillon...

La vie chante toujours.

Les amis partis, sont dans mon coeur comme un parfum de lilas fleurit avant l'heure.

JE SUIS CHARLIE

mercredi 7 janvier 2015, par Maï Phan-van


je suis charlie

Joyeux Noël

jeudi 25 décembre 2014, par Maï Phan-van

Ombelles voeux de Noël

Joyeux Noël à tous et à toutes.

parenthèse

vendredi 14 novembre 2014, par Maï Phan-van

Une parenthèse entre écriture et peinture.
Le sigle et les illustrations de http:// www.deliverous.com

quelques balbutiements...

dimanche 2 novembre 2014, par Maï Phan-van

Une galerie des toiles se prépare.
https://sites.google.com/site/lagal...

en germe

mardi 23 septembre 2014, par Maï Phan-van

Montrer, exposer, afficher...
Pourquoi peint-on? Pourquoi écrit-on ?
Etrange pulsion, à dire, à faire voir, à exprimer...mystérieux besoin de créer.
Toujours est-il, que vient à son heure son incontournable pendant, son jumeau, l'irrésistible besoin de montrer, de partager, de donner à voir et à entendre.

Un embryon de site pour exposer quelques pastels: https://sites.google.com/site/galeriemaiphanvan/
Soyez indulgents avec la forme, je suis vraiment néophyte, et il est vraisemblable que je le resterai...c'est d'ailleurs pour cela que crayons , pinceaux, craies et autres bâtonnets de couleur me collent aux doigts...chacun son truc!

Gratitude

vendredi 12 septembre 2014, par Maï Phan-van

Nous apprenons les alphabets et nous ne savons pas lire les arbres.
Les chênes sont des romans, les pins des grammaires, les vignes sont des psaumes,
les plantes grimpantes des proverbes, les sapins sont des plaidoiries,
les cyprès des accusations, le romarin est une chanson, le laurier une prophétie.
Errii De Luca Trois chevaux Gallimard 2001

Et les fleurs sauvages au hasard des prairies, friches et fossés sont des actions de grâce.

Elles sont le chant de la vie, le sourire des saisons, le rire des jours.

bouquet

bouquet de soucis

L'expérience ...

Le revoici mon grand pied de fenouil, dressé fièrement vers le ciel.
Les brassées cueillies en bordure des chemins et des routes, le long des fossés oubliés par les broyeuses sans pitié, embaument l'atelier d'un enivrant parfum d'épices.
Instinctivement mes doigts cherchent les bâtonnets couleurs curry...
Je souris en écrasant le pigment sur le papier qui le dévore. je repense à ma petite voiture stationnée à l'entrée d'un champ, je me vois, sécateurs en main, penchée, déhanchée, à cheval sur le fossé qui borde un immense champ de luzerne, toute à l'euphorie de ma récolte. Soudain, moteur, un engin géant venu du fond de mon horizon, gueule ouverte il fauche avidement le fourrage vert sombre.
Je continue ma récolte, ignore l'engin reparti déjà à l'autre extrémité de sa moisson.
Je me suis dit qu'il devait me prendre pour une cinglée, le gars costaud dans sa cabine vitrée.
Il est repassé quatre fois.
A son quatrième passage, je revenais à ma voiture, les bras chargés de brassées plus larges et plus hautes que moi, le coffre n'était pas suffisant, j'avais commencé à entreposer ma volumineuse moisson à l'arrière, entre les deux rangées de sièges.
Il a ralenti, il a cherché mon regard à travers les ombelles. J'ai croisé ses yeux, un peu timide, un peu génée de ma lubie peu ordinaire. Alors il m'a adressé un sourire joyeux, il a passé son bras gauche au dehors de sa cabine et le pouce levé victorieusement, m'a gratifiée de son approbation, de son plaisir, de cette sorte de bonheur indicible qu'il y a à partager la vie, à aimer la nature, à l'embrasser, à récolter ce qu'elle nous offre.
Et, ma petite voiture chargée comme un oeuf, je suis rentrée à la maison le coeur joyeux.
Ils sont là mes énormes bouquets, envahissant l'atelier.
C'est ainsi que je peins. Fleurs dans la main, en communion. Plantes vivantes autour de moi. Leur parfum en moi, avec moi. Alors parfois elles entrent dans la toile. fenouil et chicorée

L'expérience

jeudi 11 septembre 2014, par Maï Phan-van


L'expérience ce n'est pas l'évènement lui-même, la situation où nous nous trouvons, la chose que nous voyons, c'est uniquement ce que nous en faisons.
Du rêve, de l'amour, de la joie, un poème, un tableau, de la confiture, un gâteau, de l'agacement, de la colère, du désespoir, le commencement la poursuite ou la fin d'une histoire....
Faites de ce qui vous advient quelque chose.
Osez recevoir ce qui s'offre.
Dites oui à la vie.
Ne soyez pas mesquin, pingre et timoré, prenez à bras ouvert la vie qui se donne, prenez tout, ne triez pas, ne méprisez rien...et faites en quelque chose, n'ayez pas peur. Faites fi des jugements, des critiques, des doutes et des empêchements de tous genres.
Osez. faites le. Vous pouvez le faire. N'attendez pas. Vivre commence aujourd'hui, là, maintenant.
Une action de grâce, un silence, une prière, un chant ou un cri...peu importe, soyez vivant, manifestez la vie.
Ce que vous donnerez à la vie, elle vous le rendra au centuple.
Regardez le fenouil du jardin, né d'une minuscule graine plantée en terre. Ainsi va la vie.
fenouil

Histoires de portes ...L'infini

mardi 9 septembre 2014, par Maï Phan-van

Le ciel et les nuages voyageurs...
Les carrés potagers, alourdis des aromatiques foisonnants,
coriandre, cerfeuil, hysope, céleri et oseille vivace, aneth,
et le fenouil...
Des brassées odorantes d'anis et de curry, de miel et d'orrigan,
des enlacements de tiges exubérantes,
des entrecroisements d'ombelles de fleurs et de graines.
Et les étoiles bleues de la bourrache, les pétales orangés des soucis, des capucines aussi
Une nuée d'insectes butinants...
l'infini, là, comme une offrande...

Alors me reviennent en mémoire les vers de William Blake :

Si les portes de la perception étaient purifiées,
Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.
Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes choses
Au travers des étroites fentes de sa caverne.
.....

Voir un monde dans un grain de sable
Et un ciel dans une fleur,
Tenir l'infini dans le creux de la main
Et l'éternité dans une heure.
fenouil dans le vent
"Plus vous pensez, moins vous ressentez, plus vous ressentez moins vous pensez." enseignait Arnaud Desjardin.
Et plus on ressent, plus s'offre à nous la vie dans son infinie diversité, plus elle nous emporte sous son aile vers tous les possibles.

ce matin à l'aube...

dimanche 7 septembre 2014, par Maï Phan-van

les ombelles, encore....
Légères comme un rêve dans les bleus de la nuit qui s'attarde

ombelles pastel7-9-14

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